Entretien : ce que vous dites VS ce que vous pensez vraiment

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ENTRETIEN – Souvent en entretien d’embauche, on se sent obligé de se surpasser et d’en rajouter des tonnes pour renvoyer l’image idéale du candidat parfait. Sauf qu’entre ce que vous dites et ce que vous pensez, il y a un fossé de la taille d’un terrain de curling (c’est pas super grand mais ça commence à faire). D’ailleurs, votre entretien-même ressemble un peu à une partie de curling : vous marchez sur un terrain glissant tout en grattant pour essayer d’atteindre votre cible.

« Quels sont vos points forts ? »

Ce que vous dites : « Je suis quelqu’un de dynamique, rigoureux et polyvalent »

Ce que vous pensez : « Je suis super rigolo-te, je me débrouille pas mal au bowling et je fais super bien le risotto »

 

« Quels sont vos plus gros défauts ? »

Ce que vous dites : « Je suis très perfectionniste, je suis capable de travailler toute la nuit par soucis de rendre un dossier impeccable » (le défaut-qualité, un classique)

Ce que vous pensez : « Je suis pas trop du matin et pas très à l’aise à l’oral mais je travaille sur moi. C’est l’intention qui compte, non ? »

« Comment réagissez-vous face au stress ? »

Ce que vous dites : « Ma pratique du tennis en compétition m’a permis de gérer mon stress et d’appréhender la pression afin de mieux la maîtriser et de la transformer en une énergie positive. »

Ce que vous pensez : « Le stress ça me donne des gaz »

 

« Parlez-moi de vous »

Ce que vous dites : « J’adore les voyages, la peinture et les couchers de soleil – ça me permet de me recentrer »

Ce que vous pensez : « Je viens de me faire larguer par ma meuf/mon mec et j’ai envie de changer de vie. J’ai aussi deux sœurs et un lapin nain qui s’appelle Calinou. »

 

« Pourquoi vous plutôt qu’un autre ? »

Ce que vous dites : « Je suis très motivé-e et passionné-e par mon métier, je saurais être un très bon élément pour votre entreprise »

Ce que vous pensez : « Parce-que j’ai cruellement besoin de trouver un taff sinon ma mère va me renier »

 

« Quelle image avez-vous de notre entreprise ? »

Ce que vous dites : « La puissance conjuguée à des valeurs fortes. J’ai toujours rêvé de travailler chez vous »

Ce que vous pensez : « J’ai pas été pris chez vos concurrents, vous êtes un peu mon dernier espoir. »

 

Et vous, êtes-vous toujours honnête en entretien ? 😉

Commentaires 2

  1. Je suis tellement d’accord Avec Edith, c’est Tellement vrai ce qu’elle dit. Les personnes qui ne sont pas dans la norme sont toujours laissées de côté , et font peur. Quel gâchis ....alors que des personnes comme elle font partie des « créatifs » . Et des supers collaborateurs quand on sait les repérer. Mais bon , la nature humaine est conformiste pour 80% de nos congénères ....bref.....tout le monde s’en fout 😂
    Joce
  2. C'est vrai qu'on est obligé de jouer un rôle et de prétendre être la personne que l'on est pas vraiment. Mais bon l'important c'est de décrocher l'emploi, quitte à utiliser tous les moyens possibles.
  3. Et oui, obligé(e) de jouer un rôle, souvent loin de ce que l'on est, parce que les recruteurs sont étroits d'esprit, sans grande originalité, et surtout sans aucune prise de risque.
    Cela donne des ambiances de travail pourries, parce que ceux qui décrochent les jobs sont ceux qui savent se vendre, mais pas souvent ceux qui valent le coup.
    L'excuse à la con que j'entendais régulièrement en entretien "vous êtes surdimensionnée pour le poste", notez que je ne suis qu'assistante de direction (avec un petit "d" car peu de directions méritent une majuscule finalement), mais je ne sors pas d'une école Pigier des années 50 et j'ai un diplôme qui n'a rien à voir avec mon job.
    Ma polyvalence n'est pas juste une vue de l'esprit, encore moins un truc appris dans une école de secrétaire, mais bon... Les personnes curieuses et réellement polyvalente, ça fait peur aux recruteurs coincés dans leur petit costume de "petite" personne.
    Une fois, le sous-job proposé ne méritait même pas que je me déplace, j'y suis allée quand même, imaginant à chaque fois qu'une bonne surprise pouvait être possible... J'ai répondu à la minette "je ne savais pas que vous cherchiez des assistantes idiotes"...
    Et c'était pour une grande boîte "très reconnue" qui se tripote, dans les médias, en se vantant d'avoir des collaborateurs exceptionnels !!!
    Je ris... pardon...
  4. Ne dit-on pas ce que l'on pense que le recruteur aimerait entendre ?
    Pourquoi ne pas imaginer un dialogue LIBRE entre le candidat et le recruteur ?

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