Je n’aime pas les gens, que faire ?

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GENS – Tout le monde prétend que le travail en équipe c’est top, que la collaboration c’est super, que l’intelligence collective c’est génial… ce genre d’articles vous donnent des sueurs froides et un ulcère à l’estomac car vous faites partie de ceux qui n’aiment PAS les gens. C’est comme ça depuis le collège, où vous trouviez déjà que l’humanité était un ramassis de sombres idiots. Quelques années plus tard, vous voilà coincé-e dans un open space avec moult congénères de type homo débilus et vous vous sentez au bord de la crise de nerfs. Pas de panique, cet article propose quelques astuces pour survivre malgré votre haine de l’espèce humaine.

 

1 – Construisez un bunker en post-it

Plutôt que d’affronter l’ennemi frontalement, retournez son arme favorite contre lui : il a vanté les mérites du post-it et de la « visualisation » lors du dernier séminaire de teambuilding, vous allez donc créer la 8ème merveille du monde en entourant intégralement votre bureau de panneaux de post-it. Cette astuce a le mérite de vous isoler de la pollution visuelle générée par vos collègues, tel Bernard qui se décrotte le nez devant son écran.

 

2 – Déplacez votre bureau

A défaut d’accéder au poste de PDG et d’obtenir votre propre bureau, vous pouvez dégoter un endroit qui sera éloigné – autant que faire se peut – du reste de l’humanité. Pourquoi ne pas investir le local ménage ? L’escalier de secours ? La salle des archives ? Choisissez un endroit sombre, humide et sans chauffage pour être certain-e de ne pas être dérangé-e.

 

3 – Soyez exécrable

Si vous devenez le pire coworker de tous les temps, il y a fort à parier que personne ne voudra travailler avec vous. Reniflez bruyamment, laissez des miettes partout sur votre passage, oubliez le déodorant et coupez la parole de toute personne souhaitant s’exprimer en réunion. Et bien entendu, n’apportez aucune contribution au travail d’équipe : ce serait envoyer un signal contradictoire aux « gens », qui pourraient croire que vous êtes de bonne volonté.

 

4 – Ecoutez du heavy metal

Deux avantages à cette technique : non seulement vous protégez vos oreilles (et votre cerveau) de conversations du genre : « t’as regardé le dernier épisode de Koh-Lanta ? », mais en plus vous déconcentrez votre entourage, qui n’aura d’autre choix que de migrer vers des horizons plus silencieux.

 

5 – Procurez-vous un stagiaire

Certes, le stagiaire fait partie des « gens », mais il pourra servir d’intermédiaire entre vous et le monde extérieur. Limitez les interactions à deux mails par jour : le matin pour lui donner des directives et le soir pour qu’il envoie son compte-rendu. Cela permettra de vous immuniser au maximum contre vos collègues.

 

6 – Evitez les lieux de socialisation

Emportez un thermos de café avec vous, allez déjeuner dans le resto qui a reçu des avertissements sanitaires et surtout, ne prenez JAMAIS les transports en commun. Une étude a révélé que 97,8% des Français s’étaient retrouvés en situation « inconfortable », voire « totalement-embarrassante-maman-viens-me-chercher » en présence de leurs collègues dans les transports. Vous devez pour cela développer des stratégies d’évitement (vous déguiser ou arriver très tôt le matin),  la meilleure solution étant d’acheter un scooter avec un casque intégral.

 

7 – Privilégiez le travail à distance

Avec un minimum de 5 jours par semaine, tant qu’à faire. Dans le havre de paix qu’est votre lieu de vie, pas de gens à l’horizon, à part si vous avez des voisins qui écoutent Maître Gims à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Dans ce cas-là, vous pouvez déménager en Auvergne mais vous n’aurez pas internet, donc désolée de vous le dire mais vous êtes foutu-e.

 

8 – Changez de boulot

Si vous n’aimez pas le travail en équipe (et les gens de manière générale), c’est que vous n’avez peut-être pas choisi le bon métier. Comme vous aurez toujours plus ou moins à faire à des gens, je vous propose d’adopter une solution radicale et de devenir gérant-e de pompes funèbres. Au moins, plus personne ne viendra vous pomper l’air *lâche le micro et sort*.

 

Vous vous sentez parfois seul-e dans votre humanophobie, mais rassurez-vous : vous finirez bien par rencontrer des compagnons d’infortune avec qui vous fonderez un lobby anti-gens et vous dominerez le monde. Mais pas demain, demain il y a un pot de départ 😯

Commentaires 6

  1. EXCELLENTISSIME ! Ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule ! Tous ces moutons générés par l'espèce humaine, la pire qui soit, finalement. ..
  2. La suggestion de la place du bureau veut tout dire. Je dirai simplement que l'on ne peut pas être d'accord tous les jours et je pense qu'il ne faut pas hésiter à le faire savoir.
  3. Je vais mettre ça en pratique dés demain, avec tout ce que j'ai déjà essayé je crois que ils ne pourront pas supporter le bunker de post-it.... C'est sûre ils vont m'offrir un gros chèque pour que je partes de la boite
    A moi les millions... Merci pour ton article.
  4. A mourir de rire!! Dommage que je n'ai pas le courage de le mettre sur LinkedIn car mon métier exige "apprécier le travail en équipe/aime le dynamique du groupe" et je suis à la recherche du travail. Le bon sens prime. Ça n'empêche que c'est drôle comme tout!
  5. Cet article est génial et c'est exactement ça !  
    J'ai quitté mon travail sur une plateforme téléphonique et vis dans un village du Gard donc ce soir j'écoute à fond ONB (Orchestre National de Barbès) pour m'éclater un peu et si cela embête mes super voisins ouverts d'esprit, tant mieux...
    Par contre, je suis un peu dans la M...car je commence le MLM, de chez moi et l'on me parle encore de travail d'équipe ! Bref, je vais tenter de m'en sortir quand même et surement m'installer en Ardèche pour vivre avec mon jardin bio et mes poules ( j'aime pas les chèvres et son fromage) et supporter un peu les gens, en attendant...
    Merci encore pour votre article :)

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